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Santé et Bien-être

ALLERGIES SAISONNIÈRES : Je ne veux plus les subir !

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Les pollens reviennent vous chatouiller le nez ? Que faire pour soulager ces symptômes allergiques ?
Voici 5 infos clés sur les allergies saisonnières pour vos aider à mieux les affronter. 

#1 Vous n’êtes pas seul(e)

Allergies, vous n'êtes pas seul(e)

En France, près de 30% des adultes et 20% des enfants de plus de 9 ans(1) souffrent d’une allergie saisonnière, conjonctivite, asthme, etc. S’il existe des causes génétiques aux allergies, leur recrudescence interroge. 

Le réchauffement climatique, la pollution atmosphérique, certains régimes alimentaires ou encore l’emploi en excès de médicaments, pourraient aussi expliquer ce phénomène (2).

 

#2 Booster votre système immunitaire 

Boostez votre système immunitaire

L’allergie est due à un dérèglement du système immunitaire. Au lieu de réagir contre les agents pathogènes (parasites, bactéries ou virus), il s’emballe contre des substances inoffensives (grains de pollen, aliments, etc.). Le microbiote (ou flore intestinale) joue un rôle majeur dans les défenses immunitaires de l’organisme. Le régénérer, à l’aide de ferments lactiques par exemple, peut aider à lutter contre les allergies. 

 

#3 La nature vous veut du bien

la nature vous veut du bien

Certaines plantes ont une action de fond pour prévenir les allergies. C’est le cas des bourgeons de cassis (Ribes Nigrum), à consommer sous forme de macérats glycérinés. Une supplémentation en quercétine, un flavonoïde présent notamment dans le câprier, peut aussi s’avérer intéressante. Pensez également au ginseng, antihistaminique naturel qui diminue les symptômes de congestion des voies respiratoires. Demandez conseil à votre pharmacien.

 

#4 Soulager les symptômes

Soulager les symptômes

Pour soulager les symptômes de l’allergie saisonnière et éviter qu’ils ne s’aggravent, deux grandes familles de traitements existent : les antihistaminiques, sous forme de comprimés mais aussi de gouttes oculaires, et les anti-inflammatoires (sur prescription), en particulier les corticoïdes, par voie nasale en cas de rhinite, en gouttes pour la conjonctivite ou en inhalation si vous souffrez d’asthme.

 

#5 La chasse aux pollens

Portez des lunettes en cas de conjonctivite

D’avril à septembre, aérez votre intérieur avant 8 heures ou après 20 heures. En cas de conjonctivites allergiques, portez des lunettes de soleil lorsque vous sortez. Prenez une douche et rincez-vous les cheveux chaque soir. En période de crise, évitez les activités extérieures (jardinage, sport, etc.). En voiture, gardez les vitres fermées ou fixez-y un filtre à pollen (à changer régulièrement), disponible chez les concessionnaires automobiles. Enfin, ne faites pas sécher le linge à l’extérieur.

Sources : 
1. Données du ministère des Solidarités et de la Santé.
2. Pistes soutenues par l’Inserm.


Le conseil de votre pharmacien Giphar 

La désensibilisation peut réduire les symptômes de l’allergie. À intervalles réguliers, le patient reçoit des doses d’allergène croissantes. Ce procédé est long – entre trois et cinq ans – et ne traite pas toutes les allergies. Parlez-en à votre pharmacien.

 

Quiz Allergies saisonnières : les reconnaître et s’en débarrasser

Éternuements, gorge qui gratte, maux de tête, crises d’asthme, éruptions cutanées… Les manifestations allergiques de saison est arrivée ! Pour que rien ne gâche les beaux jours, commençons par chasser les idées fausses.

Merci au Dr Jean-Marc Rame, allergologue à Besançon et coordinateur du RAFT (Réseau d’allergologie de Franche-Comté).

 

La désensibilisation, c’est bien… mais il faut être patient !
Faux.
L’immunothérapie allergénique (ITA) a pour but de rendre la personne allergique tolérante vis-à-vis de l’allergène. Autrement dit, de traiter la cause de l’allergie avec l’administration régulière d’un ou plusieurs allergènes auxquels le patient est sensibilisé pendant une période prolongée, idéalement 3 à 5 ans, pour que son système immunitaire apprenne à mieux les tolérer. Néanmoins, les bénéfices peuvent être plus précoces, dès la première saison pollinique. Depuis plusieurs années, la désensibilisation s’effectue prioritairement par voie sublinguale, moins contraignante que les injections sous-cutanées.
Des comprimés sont aussi disponibles pour certaines graminées.

 

Les pollens auxquels on est exposé varient d’une région à l’autre
Vrai.
Pour qu’un pollen provoque des allergies, il faut qu’il se dépose sur nos muqueuses.
Donc qu’il soit transporté par le vent. Ces pollens, dits « anémophiles », varient en effet d’une région à l’autre, d'une année sur l'autre et aussi selon les conditions météorologiques et les plantations alentours. Parmi les principaux pollens allergisants figurent ainsi le cyprès dans le Sud ou encore le bouleau, surreprésenté au-dessus d’une ligne Bordeaux-Grenoble.

 

Les allergies, ça va ça vient. En tout cas, ça ne peut pas s’aggraver
Faux.
« Ce n’est pas grave », « ça va passer » : deux phrases à ne pas prononcer quand on est sujet à des allergies saisonnières. Un tiers des rhinites persistantes sont d’origine allergique(1). Et, dans 30 % des cas, une rhinite allergique non soignée évolue vers de l’asthme(2). Une pathologie chronique qui, non contrôlée, est à l’origine de 15 000 hospitalisations et plus de 900 décès par an en France(2).

Source:
1- Décision thérapeutique en médecine générale n° 31 – mai 2006.
2- Association Asthme et Allergie.

 

1/4
1 personne sur 4 souffre d’allergie respiratoire.*

 

Les test, c’est compliqué, car les allergies sont souvent associées
Oui et non.
Les allergies respiratoires croisées avec des allergies alimentaires ne sont en effet pas rares : pollens de bétulacées (bouleau, noisetier, charme, aulne) et certains fruits et légumes crus ; graminées et cucurbitacées (melon, pastèque, courge). Mais ces associations sont bien connues des allergologues. Et l’examen clinique des symptômes, éventuellement complété par des tests cutanés, permet le plus souvent de valider les hypothèses.

 

Le réchauffement climatique multiplie les cas d’allergies respiratoires
Vrai.
Il allonge la période de pollinisation, augmente la quantité de pollens présents dans l’air et fait apparaître des pollens au potentiel allergénique majoré. Cela est vrai surtout pour les essences d’arbres qui pollinisent en fin d’hiver et début de printemps. Les aires de répartition de certains pollens, comme l’ambroisie, s’étendent par ailleurs comme une traînée de poudre.

 

Un rhume des foins à 45 ans ? Impossible !
Faux.
L’allergie saisonnière se déclenche le plus souvent à l'adolescence ou chez l’adulte jeune. Mais, contrairement à ce que l’on croit couramment, elle peut apparaître à tout âge, notamment lors de déménagements avec un changement d’environnement.

 

Le meilleur moyen de se protéger, c’est de rester chez soi
Faux.

L’air intérieur des lieux clos, où nous passons 80 % de notre temps, est en moyenne
5 à 10 fois plus pollué que l’environnement extérieur(1). Acariens, moisissures, salive, plumes et poils d’animaux, les allergènes sont omniprésents. Et certains polluants (composés organiques volatils notamment) aggravent les réactions allergiques. Une solution? Aérer chaque jour. 
1- Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI).

 

La pollution urbaine rend les pollens plus agressifs
Vrai.

La pollution abaisse le seuil de réactivité des bronches et accentue l’irritation des muqueuses bronchiques(1). De plus, ces polluants rompent l’enveloppe des grains de pollen qui pénètrent alors plus facilement dans le système respiratoire.
1-  « État des connaissances sur l’impact sanitaire lié à l’exposition de la population générale aux pollens présents dans l’air ambiant ». Avis et rapport de l’Anses, janvier 2014.

 

Je ne suis pas touché au printemps. Il ne peut pas s’agir d’une allergie au pollen !
Faux.

On considère, à tort, que les rhumes des foins ne se déclenchent qu’au printemps. Or, certaines rhinites allergiques surviennent à d’autres saisons. C’est le cas par exemple de l’allergie au pollen de cyprès, qui se produit durant l’hiver. Ou encore des réactions aux pollens d’ambroisie libérés d’août à septembre.
 

 

Parole de .... :
« Des remèdes naturels soulagent les symptômes des allergies, comme l’huile essentielle de camomille romaine ou des feuilles de plantain en infusion. Interrogez votre pharmacien ! » Muriel B., pharmacien dans les Pyrénées-Atlantiques

« Après un bilan allergologique, la désensibilisation améliore les symptômes et minore les complications asthmatiques, fixe la tolérance dans le temps en rééduquant le système immunitaire et réduit le risque de développer de nouvelles allergies. »
Dr Jean-Marc Rame, allergologue à Besançon et coordinateur du tout premier réseau régional d’allergologie (le RAFT, en Franche-Comté).

 


*Bauchau et al. Epidemiological characterization of the intermittent and persistent types of allergic rhinitis. Allergy 2005 : 60 : 350-353.

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